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05 mai 2013

Les leçons du Professeur Hal (07)

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FILMS DONT LES EFFETS VISUELS ONT EXERCE LA PLUS GRANDE INFLUENCE QUE CE SOIT TECHNOLOGIQUE OU ARTISTIQUE (06/08)

 

Génétique Et Préhistoire

Jurassic Park de Steven Spielberg (1993)

jurassic

Pour créer ses dinosaures plus vrais que nature, Spielberg a choisi les studios de Stan Winston pour développer les animatroniques (créature robotisé avec des mécanismes internes lui donnant une apparence de vie) et la société ILM pour les images de synthèses.

Chez ILM, Phil Tippett s'occupe de créer les dinosaures en go motion (animation image par image) pour les plans génraux et Michael Lantieri et Dennis Murren supervisent les effets sur le plateau et la composition digitale. Spielberg fait appelle au paléontologiste Jack Horner pour superviser le design des créatures car il souhaite représenter les dinosaures comme des animaux plutôt que des monstres.

Les premiers essais d'images de synthèse de Phil Tippett ne sont pas satisfaisants. Les animateurs Mark Dippe et Steve Williams créent alors un cycle de marche pour le squelette du T-Rex. Steven Spielberg est enthousiasmé par ce qu'il voit et les encourage à developper cette technique.

Au final Jurassic Park conjugue magistralement toutes les techniques de pointes de l'époque: des dinosaures de synthèse en rendu 3D, des animatroniques et tout cela insérés dans des prises de vues réelles sans aucun lien disgracieux. Une page est tournée en matière d'effets spéciaux.

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A suivre ...

Professeur Hal

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La criti-chroni-que de So' (04)

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Django Unchained de Quentin Tarantino

Je ne pensais pas pouvoir dire cela un jour mais j'ai été déçue par un film de Quentin Tarantino. 

Tout d'abord, les personnages. Dès la scène d'ouverture lorsque le docteur Schultz (C. Waltz) retrouve les deux esclavagistes. On a du mal à ne pas penser à la scène d'ouverture d'Inglorious Basterds. Dans ce film, cette scène montait crescendo en tension et l'on se demandait comment cela allait finir. La famille juive cachée serait-elle découverte? Dans Django Unchained, il n'y a aucun suspens, on sait à l'avance que le docteur Schultz va les embrouiller et obtenir ce qu'il veut. Le film commence mal.

Puis Tarantino se fait plaisir avec le personnage de Schultz, il nous le montre un peu cabotin et très déterminé. Et franchement, on prenait plus de plaisir à suivre le nazi sadique d'Inglorious Basterds que le docteur Schultz tout en demi-teinte.

Et le problème avec le docteur Schultz, c'est aussi et surtout qu'il écrase totalement Django (J. Foxx). Il faut qu'il meurt pour que Django existe vraiment. Jusqu'alors Django semblait une coquille vide. Pourtant une scène laissait présager un développement beaucoup plus subtil du personnage : le moment où il choisit son costume. Son premier acte en tant qu'homme libre et le seul moment où Django se réalise un peu. C'est au début du film et on espère qu'il va se découvrir un peu. Malheureusement, cela tombe à l'eau et le personnage ne s'exprimera plus que par la violence.

Les autres personnages du film sont anecdotiques. Calvin Candie, joué très justement par L. DiCaprio, est le seul qui tire son épingle du jeu. L'entrée en scène du majordome Stephen joué par S. L. Jackson est catastrophique. Beaucoup trop longue, surjouée, mise en scène baclée, on dirait que les acteurs étaient en roue libre. Cette fois-ci les dialogues ne suffisent pas et surtout cassent le moindre rythme. En clair, les personnages sont creux et on ne s'y attache pas.

Mais tous n'est pas à jeter dans ce film. Quelques scènes sont réussies comme celle où Schultz explique quelle responsabiblité il a envers Django, autour d'un feu. Le scène du club à New Orleans est aussi la mieux menée. 

Côté technique, le montage est toujours nickel. La scène de l'esclave donné aux chiens est une référence aussi bien pour le montage que pour l'utilisation d'effets spéciaux et d'animatroniques. La lumière est aussi particulièrement réussie. C'est sûrement la plus belle photographie de la filmographie de Tarantino.

Finalement, beaucoup de déception pour ce film car on aime avant tout les personnages et les scénario de Tarantino. Ce qui ici a été le moins soigné.

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Les leçons du Professeur Hal (06)

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FILMS DONT LES EFFETS VISUELS ONT EXERCE LA PLUS GRANDE INFLUENCE QUE CE SOIT TECHNOLOGIQUE OU ARTISTIQUE (05/08)

 

Bienvenue Dans Le Tout Numérique

Terminator 2 de James Cameron (1991)

 

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En attendant de créer des images de synthèses hyperréalistes, George Lucas lance ses techniciens d'ILM sur la piste de la numérisation des images de cinéma. Les premières innovations sont présentées dans Terminator 2.

Le cyborg de métal liquide du film, le T-1000, est joué par l'acteur Robert Patrick, et par des images de synthèses révolutionnaires signées ILM. Après plus de 60 ans d'histoire de trucages optiques, Terminator 2 est le premier film dont les effets spéciaux sont composés numériquement.

Le studio développe aussi ses propres logiciels, dont le procédé du Morphing, qui permet la métamorphose en 2D d'une image en une autre.

Douglas Smythe et George Joblove mettent également au point un logiciel de retouche d'image qui permet d'effacer aisément les câbles de soutien de la moto sur laquelle est juché le cascadeur qui double Arnold Schwarzenegger, pendant un saut spectaculaire. James Cameron demande que l'on inverse la scène de droite à gauche pour un problème de raccord, mais les textes des panneaux routiers apparaissent à l'envers au second plan. Grâce au nouveau logiciel, on inverse les textes pour les rendre à nouveau lisibles.

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A suivre ...

Professeur Hal 

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15 novembre 2012

Les leçons du Professeur Hal (05)

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Il ya quelques jours, Disney a racheté Lucasfilm pour plus de 4 milliards de dollars. Quelle ne fut pas ma surprise de voir cette information reprise dans tous les journaux et illustrée d'image de Dark Vador avec des oreilles de Mickey. J'ai même vu aux Guignols Mickey en**lé Vador. ???? Pourquoi un tel engouement sachant que cette opération s'inscrit dans la politique actuelle de Disney. Les journaux n'ont jamais commenté le rachat par Disney de Pixar, usine à dessins animés, ou encore le rachat par Disney de Marvel et de son puits sans fond de super héros et des produits associés (films, comics, jouets...). 

lucasfilm-logoDepuis plusieurs années Disney a choisi de ne plus investir pour devenir numéro un mais de simplement racheter les meilleures entreprises du moments. Ainsi Disney ne sait plus faire un dessin animé potable et surtout rentable donc on rachète Pixar. Disney ne possède aucune license de super héros, donc on rachète Marvel. Le rachat de Lucasfilm s'inscrit donc dans une politique de long terme.

De plus depuis un moment déjà, George Lucas annonce une envie de se retirer, de prendre du recul par rapport à son entreprise. A de nombreuses reprises, il a affirmé son souhait de faire des films à petits budgets, d'auteurs ou expérimentaux sur le modèle de son ami Francis Ford Coppola.

Ce rachat est dans l'air depuis plus de six mois donc pour tous les amateurs de cinéma, ce n'est pas une surprise. Evidemment pour les journaux, c'était marrant Dark Vador, Mickey, ah ah ah ...

mickey jediRappelons tout de même que depuis des dizaines d'années, des attractions Star Wars et Indiana Jones sont présentes dans les parcs Disneyland. Et à cette occassion, des figurines de Mickey & Co en Jedi ou en aventurier sont déjà en vente.

 

 

 

De nouveaux films ?

Dès le départ, à la fin des années 1970, George Lucas prévoyait de faire 9 films. Il commence par la trilogie centrale (Episodes IV, V et VI). Mais pour raconter le début de l'histoire d'Anakin Skywalker, Lucas veut attendre que les effets spéciaux soient à la hauteur. Lorsque la nouvelle trilogie est mise en chantier, les fans espèrent que Lucas poursuivra jusqu'aux épisodes VII, VIII et IX. Mais très tôt, Lucas annonce qu'il n'y aura pas plus que les trois épisodes supplémentaires prévus.

Chronolgoie UEDisney aux manettes, quelles vont être les histoires des prochains films ? Pour les néophytes de l'univers Star Wars, je vais faire un petit point. Pendant que Lucas bichonnait le développement des effets spéciaux, l'univers Star Wars ne s'est pas arrêté, bien au contraire : l'Univers Etendu est né. Chapoté par Lucas Book, les livres, bd et mêmes jeux vidéo, racontent des histoires depuis l'Ancienne République jusqu'à la période Legacy. (Voir Chronologie) Je rappelle aussi que l'on considère la bataille de Yavin (la destruction de l'Etoile de la mort à la fin de l'Ep IV) comme l'année 0. Toutes ces histoires s'agancent dans une chronologie dirigée par Lucasfilm.

Pour une grande majorité de fans, la trilogie écrite par Timothy Zahn (Le cycle de Thrawn) serait idéale pour être portée à l'écran. C'est de loin la meilleure histoire écrite. Donc Disney a un réservoir d'histoires à disposition, mais ce que veulent surtout les fans c'est que la chronologie soit respectée.

Le cas The Clone Wars.

Cette série d'animation, de très bonne qualité, a été créée pour faire patienter le public jusqu'à la série Star Wars live-action (un vieux serpent de mer, on y reviendra). Elle a aussi l'avantage d'être destinée aux enfants (gros consommateurs de jouets) et de renouveler toutes la gammes de produits dérivés. Mais le problème de cette série, c'est quelle ne respecte pas la chronologie de l'Univers Etendu (la canonicité). C'est une sorte d'objet Star Wars non identifié qui ne s'inscrit dans rien.

CloneWarsGroupIl y a quelques mois, Karen Traviss, auteure de la très populaire trilogie Republic Commando, a renoncé à écrire de nouveaux romans Star Wars. Elle publia un message sur son blog pour annoncer qu'elle ne travaillerait plus pour Lucasfilm car la chronologie devenait surréaliste et les événements de The Clone Wars polluaient son travail. Tout ca pour dire que The Clone Wars a ouvert une brèche dans l'Univers Etendu.

Même si George Lucas reste consultant pour les scénario des Ep VII, VIII et IX, Disney a déjà annoncé un film tous les trois ans, et on peut légitimement douter que la sacro-sainte chronologie soit respectée. C'est une nouvelle ère pour l'Univers Star Wars tout entier.

Quelles futures productions ?

Kathleen Kennedy, ex co-directrice de Lucasfilm, ami de Lucas et Spielberg, productrice en autres des Indiana Jones, reprend donc la direction de Lucasfilm version Disney. On peut donc penser que la production des sociétés de Lucasfilm continuera sur sa lancée. Disney ayant racheté toutes les sociétés comprises dans Lucasfilm : Lucasarts continuera les jeux vidéo, ILM restera à la pointe des effets spéciaux, les jeux, livres et produits dérivés seront plus que jamais devéloppés à chaque événement ou film concocté par Disney.

Quid de la série TV live-action ? On peut penser que la série TV The S.H.I.E.L.D. (Univers Marvel) développé en ce moment sera un bon test pour Disney en matière de faisabilité, rentabilité et accueil du public.

Quid d'Indiana Jones ? Oui, la license Indiana Jones appartenait à Lucasfilm. On parle déjà d'un reboot de la franchise sans Harrisson Ford (heureusement!) ni Shia Labeouf (pas interéssé).

 

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Comme j'ai l'habitude de la dire

à suivre ...

Professeur Hal

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Les leçons de Professeur Hal (04)

pellicule50

FILMS DONT LES EFFETS VISUELS ONT EXERCE LA PLUS GRANDE INFLUENCE QUE CE SOIT TECHNOLOGIQUE OU ARTISTIQUE (04/08)

 

Sombre Futur

Blade Runner de Ridley Scott (1982)

Blade-Runner-afficheBlade Runner n'a jamais caché sa filiation avec Metropolis de Fritz Lang avec cette représentation de Los Angeles en 2019. Mégalopole futuriste constituant un univers crédible et parfaitement autonome. Toute la chasse aux "répliquants", créatures humaines artificielles, se déroule dans cet environnement clautrophobique, où l'on ne sait plus qui est l'homme, qui est le répliquant. Le malaise ambiant est amplifié par les décors de rues noires surpeuplées, sales, entre des immeubles aux murs recouverts de gigantesques écrans affichant des publicités en permanence. Pour Ridley Scott, pas de "happy future", la nuit enveloppe son film de bout en bout.

Premier thriller futuriqte Blade Runner reste une référence dans le cinéma de SF préfigurant des mouvements comme le cyberpunk que l'on retrouvera en 1999 dans Matrix.

L'origine du terme cyberpunk est littéraire. Généralement, il désigne un mouvement littéraire apparu dans les années 1980, qui est lié à l'implantation et l'implication de plus en plus grande de l'ordinateur dans notre vie quotidienne. Dans le roman de William Gibson Le neuromancien, le héros a le cerveau branché sur des banques de données. Le ton général des romans est noir, pessimiste (ce climat est parfaitement rendu par Blade Runner) et violent. Une violence la plus pure, animale dans une société de plus en plus moderne comme dans Orange Mécanique d'Anthony Burgess adapté au cinéma par Stanley Kubrick en 1972.

 

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A suivre ...

Professeur Hal

 

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